Vous êtes ici :    PRESENTATION < L'IGB
1. INSTITUT GREGORY BATESON
Presentation IGB 2

Fondé en 1987 par Jean-Jacques Wittezaele, Psychothérapeute et Docteur en Psychologie, l’Institut Gregory Bateson est un organisme destiné à diffuser, promouvoir et développer une vision interactionnelle et stratégique du comportement humain auprès des professionnels de la santé mentale et du grand public.

 

L’IGB prolonge les travaux novateurs de l’Ecole de Palo Alto élaborés par l’équipe du Mental Research Institute (MRI) dont il est le représentant officiel pour l’Europe francophone. Inspirés par les recherches de Gregory Bateson sur la nouvelle communication, travaux qui ont permis de jeter les bases d’une « écologie de l’esprit », l’équipe du MRI (Don Jackson, Paul Watzlawick, John Weakland, Dick Fisch…) a mis au point une façon de concevoir la souffrance psychologique ainsi qu’une méthode de traitement prenant en considération une grande « oubliée » de notre culture: la relation.

 

L’approche thérapeutique psycho-relationnelle, connue sous le nom de « thérapie brève systémique et stratégique », se définit comme « non normative » et « non pathologisante » ; elle propose des procédures de communication orientées vers la résolution des problèmes présentés par les patients.

 

Enrichies des apports de l’hypnose éricksonienne, des thérapies systémiques et des derniers développements en matière de communication (neurosciences, constructivisme social, thérapies orientées vers la solution, thérapies narratives…), la « thérapie brève de Palo Alto » offre une gamme de moyens d’action thérapeutique ayant fait ses preuves pour le soulagement des difficultés personnelles, relationnelles et familiales. Elle propose également des moyens de mieux situer son action et de mieux gérer les relations dans différents champs professionnels: milieu scolaire, travail social, institutions, organisations et associations, entreprises…

2. REPRESENTANT DU MRI DE PALO ALTO

Fondé à Palo Alto, Californie, en 1959, par le psychiatre Don D. Jackson, grâce à la Fondation pour la recherche médicale de Palo Alto, le MRI devient, en 1963, une organisation non-commerciale indépendante vouée à la recherche et à la formation.


Ses divers projets couvrent une vaste gamme de préoccupations, par exemple, identifier et mesurer les différentes structures de comportements familiaux, la clarification des liens entre les structures interactionnelles familiales et l'apparition des troubles physiques ou mentaux et le développement et l'évaluation de techniques thérapeutiques novatrices.


L'inspiration à la base de la fondation du MRI provient du travail effectué, au début des années '50, par l'équipe de recherche de Gregory Bateson. Don D. Jackson prend alors la direction de ces chercheurs intéressés par la communication humaine et ses effets au sein des familles. La jeune équipe du MRI des premières années comporte des noms aussi prestigieux que Jay Haley, Jules Riskin, Virginia Satir, Paul Watzlawick, John Weakland ou Dick Fisch .


Le succès fulgurant du jeune MRI est dû à la théorie révolutionnaire - hypothèse de la double contrainte - sur les origines de la schizophrénie. Cette théorie est à l'origine des premières réflexions sur la thérapie familiale et à permis le développement de nouvelles formes de thérapie, en particulier le modèle systémique et stratégique enseigné aujourd'hui à l'IGB.

3. PARTENARIAT AVEC LE CTS D'AREZZO

Contemporain de l’IGB, le Centre de Thérapie Stratégique d’Arezzo, Italie, a été fondé lui aussi en 1987 par Paul Watzlawick et Giorgio Nardone. Représentant officiel du MRI de Palo Alto pour l’Italie, il a contribué à un renouveau significatif du modèle de Palo Alto.

 

C’est le travail de Giorgio Nardone sur les troubles anxieux qui a marqué cette nette évolution du modèle. D’abord parce qu’il a pu repérer des patterns de tentatives de solution semblables pour différents grands types de troubles, et ensuite parce qu’il a mis au point des stratagèmes précis pour les traiter, avec un taux d’efficacité impressionnant allant jusqu’à plus de 90% pour certaines phobies, par exemple.

 

Il a aussi décidé de rompre avec le tabou de l’usage des étiquettes psychopathologiques en faisant référence aux grands types de troubles décrits dans le DSM. Même si cela a provoqué bien des polémiques chez les thérapeutes se réclamant de Palo Alto, Giorgio Nardone a permis d’établir un lien avec le monde de la psychiatrie en montrant comment on pouvait traiter, de façon très différente, les patients correspondant aux grandes catégories du DSM.

 

L’intégration des apports de Nardone au modèle originel de la « thérapie brève de Palo Alto » s’est faite par paliers, nous conduisant à revoir certaines de nos pratiques, à introduire des distinctions utiles pour le décodage des cas cliniques. Les allers et retours entre le terrain et la conceptualisation ont permis de faire émerger, petit à petit, non seulement un « modèle revisité » mais, au-delà, une « logique » à la fois du fonctionnement et de la résolution des troubles mentaux (étiquetés ou non par la psychiatrie), un mode de diagnostic fondé non plus sur les caractéristiques personnelles mais sur les interactions entre l’individu et lui-même, les autres, et le monde en général, un diagnostic pragmatique, validé par la résolution des problèmes .

 

Le partenariat entre les deux instituts prend forme de rencontres et d’échanges réguliers entre la Belgique, la France et l’Italie. En outre, nous invitons chaque année les collaborateurs du CTS à présenter les derniers développements de leur travail aux stagiaires de l’IGB à Liège et à Paris.